Le fil est plus qu’une invention majeure de l’humanité. Au-delà de sa matérialité, il représente non seulement un savoir-faire mais aussi un savoir-être.
Le fil permet de faire tenir et de relier des choses. Comme deux bouts de bois pour en faire un cabane. Il permet aussi par le tissage, le tricot et le crochet de créer une couverture, de fabriquer un vêtement.
J’ai toujours vu ma mère tricoter et ma grand-mère m’a appris le crochet du moins les points de base.
J’ai testé le filage de papier et je me suis mise à tisser et à broder des matériaux de récupération mais de façon intuitive, autodidacte. Au début c’est fastidieux et le résultat ne semble pas très maîtrisé.
Mais c’est cela que j’aime, cette non maîtrise car ce fil symbolise aussi les liens que nous tissons entre nous être humains, mais aussi vis-à-vis du monde extérieur. Or nos relations humaines et nos relations avec la nature sont empreintes d’imperfections, de rupture et de recréation.
Une vision abstraite de ce regard sur le monde autour de trois thématique différentes :
Une installation de sculptures de papiers filés en suspension que j’appelle les cellules afin de confronter l’espace sensible à l’espace symbolique.
Les sculptures et tableaux textiles qui sont des expérimentations du quotidien.
Et en épilogue une œuvre participative non terminée qui témoigne du geste, du temps et du lien qui se tissent dans notre relation à l’art et aux autres à travers lui.