Mosaïque : Assemblage de petites pièces qui forment un dessin, un motif.
Fragmentum : « Morceau d’un objet brisé » en latin, dérivé de fragment « éclat », « débris ». —> fragment : Petite partie d’un ensemble / Partie d’une œuvre qui n’est pas terminé ou qui n’a pas pu l’être
Scortea : « Manteau de peau » en latin, employé métaphoriquement. À l’origine du nom « écorce ».
Ma peau se fissure et j’ai peur qu’on voit trop profond dans les brèches. Que se passerait-il si on creusait? Que verrait-on dans la chair ? Y aurait-il un fond ? Une béance ? Qu’est-ce que les strates de cette épiderme nous offriraient à voir?
Mosaïque est le nom du premier manuscrit que j’ai écrit, que j’ai perdu à jamais. Un livre en devenir qui n’a pas pu voir le jour. J’y avais développé cette volonté d’une forme hybride, un texte qui dépasse de son cadre.
Le nom que j’ai donné à cette exposition est une manière de faire mon deuil et de réactiver ces recherches. Je vois une symbolique forte dans cette union de tout ce que j’ai pu explorer ces dernières années. Une union mise en espace, un ensemble formant une entité plurielle qui n’aurait certainement pas existé sans la perte du manuscrit.
Mosaïque est une invitation à parcourir un intérieur, le mien, le votre, et ainsi réfléchir à notre manière d’habiter l’espace qui nous entoure. À travers ce mariage symbiotique avec le vivant, les spectateur.ices sont amené.e.s à prendre conscience de l’environnement qui les habite en retour, qui se fait enveloppe, qui fait corps avec elle. Développer le lien entre espace intime et espace environnant dans notre système politique actuel en mutation constante. Observer les similitudes entre le vivant, le non-vivant, l’être humain, les spectres, et explorer ce corps-collectif qui s’extrait des normes restrictives.
Pas de sens de parcours pré requis ni même conseillé.